Voisin, Voisine ; Angela Behelle

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Voisin, Voisine

Angela Behelle

J’ai lu

318 pages

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« Le plus difficile n’est pas de découvrir sa véritable nature, c’est de connaître ses limites. Jusqu’où est-on prêt à aller? Voilà bien une question que je m’étais jamais posée. Et pourtant… »
Andréa est professeure d’anglais dans un lycée parisien. Partagée entre son métier qu’elle adore et son travail de traductrice de romans, elle mène une vie tranquille et insouciante…jusqu’au jour où l’appartement vide juste en face de chez elle accueille un nouveau propriétaire qui offre, à lui tout seul, un spectacle pour le moins attrayant. Quelques regards et politesses échangés à distance suffisent à établir un lien conventionnel et innocent. Mais lorsque ce très séduisant voisin l’invite chez lui pour lui déconseiller de mettre des rideaux à ses fenêtres, la donne change brusquement et le jeu qui s’instaure devient diablement sexy!

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MON AVIS

Ce livre, on me l’a prêté, et voilà ce que dit la quatrième de couverture.. entre nous, ça ne me donnait pas envie, mais alors Pas Du Tout; énième romance, énième livre érotique..
J’ai eu l’occasion de lire la saga des Beautiful et m’étais ennuyée à mourir. Finalement, celui-ci, je l’ai ouvert (je ne suis pas à un paradoxe près).

Andréa est donc une prof’ d’anglais et traductrice assez sérieuse, qui aime sa vie de célibataire, sa vie tran-tran, et qui va voir débarquer un nouveau voisin dans l’immeuble d’en face. Va naître entre eux une relation de voisin à voisine; regarder de temps en temps ce que fait l’autre – par instinct naturel, s’ensuit la politesse d’usage; se saluer via des tasses de café… jusqu’au moment où, la simple relation de voisinage va devenir un jeu beaucoup plus fou.

Je ne vais pas le cacher, il y a autant de points négatifs que de points positifs. Sur la manière d’écrire déjà, c’est fluide, efficace, sans chichi; comme le sont la plupart de ces romans mais, malheureusement, beaucoup trop rapide à mon goût –  sur deux parties du texte, en tout cas. Premièrement, le début : tout se passe trop vite. La rencontre, la passion, les sentiments (elle tombe amoureuse en 106 pages) , ça m’a beaucoup dérangé puisque ça a fait naître en moi un goût d’incrédibilité –  ce point ne tient qu’à moi, bien sûr. Deuxièmement, les dernières parties: ce que je peux comprendre, après tout… je préfère ne pas en dire plus, de peur de vous spoiler. Le texte se veut quant à lui, un petit peu caricatural, dans le sens où, encore une fois on a affaire à un Apollon délicieusement beau, horriblement riche, etc… et toujours, cette fille qui porte des culottes en coton, des Convers’, et des jeans. Est-ce le portrait de couple ultime? Le fantasme absolu? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Alors, j’en conviens, les personnages sont bien travaillés, même si je n’ai pas aimé tous les aspects de la personnalité d’Andréa (les rêves systématiques sur l’inconnu m’exaspèrent, et la fille qui oublie sa propre vie dès qu’elle rencontre l’amour, aussi… mais ça ne tient, encore une fois, qu’à moi), j’ai dans l’ensemble apprécié son caractère et arrivais facilement à me mettre à sa place. Quant à son voisin, Marc, lui aussi, je le visualisais très bien – même si bien sûr, j’ai pensé bien trop souvent à Christian Grey (alors qu’il n’y a pas de réelles raisons). Par contre, parlons du prénom… Marc? Ça ne va pas du tout (ceci est totalement subjectif). Les étoiles dans les pupilles? (sérieusement?). Pour moi, l’histoire est globalement réussie, puisqu’ils y a de réelles péripéties; on ne s’ennuie pas une seule seconde, les scènes d’amour ne sont pas trop osées et bien placées dans le sens où l’auteure n’en abuse pas. Elle a su mêler passion et intrigue, même s’il y a quelques défauts ci et là. 

Pour conclure, je dirais que c’est un assez bon livre dans le genre. Ce n’est définitivement pas ma littérature favorite mais quand on a envie d’histoire comme on a envie de regarder un film le dimanche soir dans son canapé parce qu’il neige dehors… ça convient très bien. Nous avons lu pire !

15/20
(pour le genre)

Bonus : « Nous nous aimons comme des fous durant ces deux jours sans être pour autant rassasiés l’un de l’autre. Nous ne faisons que de jouir et de faire jouir, de prendre et de donner jusqu’à la dernière petite étincelle de vie. Je pensais que ça n’existait que dans les romans à l’eau de rose, sous la plume d’une auteure idéaliste, je sais maintenant que ça peut être vrai. Je ne me moquerai plus de cette littérature qui me faisait doucement sourire jusque-là, c’est juré. »

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  1. En lisant le résumé et ta chronique je pense que je peux dire sans trop me tromper que ce livre n’est pas pour moi. C’est le genre d’histoires que je deteste en grande partie à cause des caricatures que tu cites si bien dans ton article.

    1. Parce que j’ai noté en comparaison avec les autres livres que j’ai pu lire du même genre (phrase très compliquée aha). Et que celui-ci a au moins eu le mérite de m’intéresser jusqu’au bout. J’essaie d’être la plus juste possible, j’essaie. 🙂

  2. Je vois que tu as plus apprécié que moi. Je l’ai trouvé vraiment cliché et remplis de tout ce qui à déjà été fait et ça m’a très vite lassée ! J’ai tiqué aussi sur les étoiles dans les yeux ^^

    1. Ah ça me rassure ! Il faut savoir que je l’ai lu il y a un an, maintenant… et je n’avais pas lu beaucoup de livre de ce genre… si je devais le lire aujourd’hui, mon avis serait peut-être un peu différent. Ceci restera un mystère.

      1. Peut être ai-je à l’inverse trop lus de ce genre. Mais si je relis mon avis sur Cinquante nuances de Grey, je me souviens avoir mis un coup de coeur, et désormais je peine à sortir le troisième tome, car j’ai trouvé beaucoup mieux. Cela veux dire que l’on mûris et que l’on est plus exigeant au fil du temps et de nos lectures, c’est une preuve de sagesse ^^

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