Une simple lettre d’amour ; Yann Moix

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Une simple lettre d’amour

Yann Moix

Grasset

Roman

143 pages

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« Dès qu’une femme aime un homme, elle fabrique un infidèle. »

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Mon avis

J‘ai toujours dit, ou espéré, rencontrer l’amour par le biais d’un certain hasard; une rencontre dans un bus, au croisement de deux rues et bim on se bouscule, ou encore dans une librairie, entre deux livres de Shakespeare (comment ça les romans d’amour me montent à la tête?), sauf que moi je suis une personne qui, dans les librairies, ne rencontre pas l’amour, mais son dentiste. C’est dit.
L’amour, l’éternel sujet. Déjà, Romain Duris le disait « l’amour, l’amour, l’amour… » (on a la culture qu’on choisit), c’est vrai que mes choix littéraires se dirigent souvent sur ce sujet là, bien souvent, ou trop souvent, comme vous le voulez, mais sans ce sujet là, je ne me serai jamais tournée vers ce livre. Pourquoi? Je vous explique.

Yann Moix et moi, c’est comment dire… compliqué. Dans la grande librairie, il a été qualifié de « salle gosse ». Quand on dit à son entourage qu’on est en train de le lire on entend : « quoi, ce prétentieux égocentrique tête à claques? » ou autre expression pas forcément très sympa, et je fais partie de ces gens qui le trouve fort antipathique, ce qui, malheureusement, ne pousse pas à lire son oeuvre. Sauf que: l’est-il vraiment? Est-ce un rôle? Un côté de lui-même surjoué, exagéré? Qu’importe, dans le fond. Je suis le genre de personne qui laisse une chance; une chance de me contredire, de changer d’avis, d’aller dans des retranchements, ou même de dissocier l’homme de son oeuvre. On peut en débattre, bien sûr. Je n’ai rien lu de Yann Moix, j’ai vu Podium et n’avait pas aimé – pourtant j’adore Poelvoorde. Le reste de son oeuvre, non, je suis passée à côté. Mais avec ce livre, avec ce titre surtout, il m’a eu, monsieur Moix. Moi qui espère enfin comprendre les hommes! (ahaha) 

« Puis, la gravité vient s’insinuer dans le jeu des rendez-vous.
On attend de l’amour beaucoup plus que ce que l’amour est fait pour donner. »
p.23

Les trois premières pages « Envoi », mettent d’emblée dans l’ambiance, et je dois avouer qu’elles m’ont fait rire -même si j’imagine que ce n’est pas le but. Directement, nous savons à quoi nous allons avoir affaire. Puis, les pages se suivent et ne ressemblent pas.
La première chose, j’ai été surprise, et j’ai maudit ce livre. J’aurais tant aimé pouvoir dire : « Yann Moix? non, il est tout sauf un écrivain; c’est un amuseur, un provocateur, ça s’arrête là. » Mais non. J’ai d’abord été subjugué par sa manière d’écrire. C’est assez difficile pour moi de vous le décrire, mais j’ai rarement vu un auteur – contemporain – écrire aussi bien, et ce, malgré quelques bémols bien sûr. Parce que oui, il y a du talent et de la fulgurance dans son écrit. Il y a du sublime, même. Même si (répétition) parfois j’avais un peu l’impression qu’il se regardait écrire, s’embrassant le bras en se disant: « Mais quel génie, suis-je!! » –  d’ailleurs le personnage lui-même l’avoue -, et ça, j’ai tout de suite un peu moins aimé. Mais restons objectif et lucide : le style est dans l’ensemble, magnifique, et là, déjà, je me dis qu’il n’est pas là pour rien (et n’a pas eu des prix pour rien). Eloa 0 Moix 1.

Le fond maintenant, autant j’ai aimé les quarante-neuf premières pages (oui c’est très précis), autant ensuite, ça a été un peu plus compliqué, reposant le livre maintes et maintes fois, pour cause d’énervement. En effet, nous avons un jeune homme de 27 ans qui écrit, je cite : « une lettre (imaginaire?) à une femme qu’il crut aimer quand bien sûr il n’aimait que lui même. »
Yann Moix dit avoir fait dans ce livre : « un arrêt sur image sur les choses désagréables, faire un effet zoom sur les choses invisibles », où comme il l’a fait là « inviter tous les gens quelques heures dans le cerveau d’un homme, et un homme c’est atroce. » puisqu’il considère que tous les hommes le sont. Il considère que la littérature permet de faire ça, de faire croire à tout le monde qu’il est aussi gravement atteint qu’il l’est lui. Qu’un livre c’est ça. Il n’a pas tout à fait tort, sauf que… j’étais en tel désaccord avec le discours de cet homme (le personnage) qu’il m’a fallu le reprendre à plusieurs reprises. Parce que oui, je n’avais envie que d’une chose, insulter ce mec (pas Moix, le personnage toujours), je n’avais envie que de le rencontrer (le personnage encore) et débattre avec lui de sa bêtise. Et surtout, j’espérais qu’une chose, ne jamais recevoir une telle lettre. C’est là où je trouve le livre très bon: le style et le fond se confondent, comme la fiction et la réalité, on repose ce livre par agacement, et on a envie de le reprendre par talent mais aussi pour la conclusion.

« L’être évanoui, l’être absent, l’être parti, l’être aboli, l’être enfoui n’est pas soustrait, il est multiplié au contraire. Sans lui, nous pénétrons dans un monde inédit et contaminé. A force de n’être nulle part, dans aucune foule que mon regard fouillait afin de t’en faire surgir, tu avais fini par être partout. »
p.37

Au delà de tout ce que j’ai pu citer plus haut, pour moi le plus gros défaut du livre reste l’âge de celui qui écrit cette missive. C’est un jeune de 27 ans, soit un homme qui à mon âge (ou presque), et je n’y ai pas cru une seule seconde. Pour moi, tout est un peu trop mathématique, trop clinique. Tout est trop observé, calculé, basé sur l’intellect. Parler d’amour comme on parle d’une opération, mettant les sentiments réels de côté, ou les définissant par égoïsme, seulement. Possible, mais du coup, ça m’a dérangé, et n’ai pas trouvé pas ça d’une folle crédibilité. Mais, c’était sans compter la fin. Cette fin qui, justement, a fait disparaître toute la négativité et la perplexité que je pouvais avoir lors de ces quatre-vingt-dix pages. Une fin à laquelle je ne m’attendais pas, et qui m’a exigée une certaine réflexion quant à la globalité de l’écrit, au comportement du personnage, sur le pourquoi du comment. Même si bien sûr, ceci n’excuse pas cela, même si tout ceci ne reste que ma propre interprétation – puisque, concrètement, je ne suis pas certaine d’avoir très bien compris ou disons d’avoir la solution au texte. Une simple lettre d’amour, pas si simple que cela.  Eloa 1. Moix 2.

En conclusion, c’est un roman que je recommande malgré l’étalage de culture qui peut être parfois assez lourd, malgré quelques effets de style un peu facile. C’est un livre que je recommande par son sujet, par l’émotion qu’il nous procure – cet ascenseur émotif perpétuel, tantôt fascinant, tantôt horripilant. Qui joue sur la perplexité et l’admiration. Parce que c’est un roman qu’on aime, et qu’on déteste. C’est un roman que je recommande pour l’amour du débat, pour l’amour de la littérature, pour l’amour tout court, qui reste soyons honnêtes, l’éternel sujet; le sujet et le sentiment sur lequel on écrit le plus, mais sur lequel on a le moins de réponse.

17/20

Ce qui est certain, c’est que je laisserai une nouvelle chance à Yann Moix l’écrivain, lisant son premier roman « jubilations vers le ciel« , histoire de me faire un avis un peu plus définitif sur l’auteur en lui-même.

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  1. Yann Moix, pour moi est un exemple typique de l’intellectuel français de notre époque.
    C’est quelqu’un qui sait écrire, est brillant et possède beaucoup de culture. Mais il a parfois du mal à l’exprimer tellement il semble loin des personnes lambda.
    Jubilations vers le ciel, il semble que je l’ai lu et que j’ai plutôt bien aimé :).
    Et je pense que j’essaierai de me procurer ce livre ci dont j’ai entendu beaucoup de bien , ton article me confirme ce que j’ai entendu.
    Merci beaucoup pour cet article et bon vendredi!

    1. C’est toujours assez paradoxal ce sentiment face à lui – et peut-être certains autres d’ailleurs. C’est étrange parce que dans les grosses têtes quand il y est, je suis bluffée par sa culture, je peux même le trouver symapthique. Mais, à d’autres moments, il me dérange un peu, voire beaucoup (il peut m’énerver). Je ne sais pas comment me positionner (étrange phrase), mais dans le fond qu’importe, puisque comme tu le dis, c’est quelqu’un qui sait écrire, qui est brillant, puis qui nous propose une véritable littérature – dans ce livre en tout cas. Qui nous pousse à réfléchir et nous pousse dans nos retranchements.
      Alors si tu l’as aimé, je suis certaine de lui laisser une autre chance, j’irai peut-être me le procurer cet aprem’ d’ailleurs.
      Quoi qu’il en soit, si tu lis celui-ci, j’ai hâte d’avoir ton avis, et j’aimerais d’ailleurs qu’on parle de cette fin. J’aimerais vraiment savoir si je me plante, ou non.
      Merci pour ce commentaire, et bon vendredi à toi aussi. Des bisous.

      1. Je pense que ça dépend du contexte, dans les Grosses Têtes, il est plus dans la déconne et décontraction. Quand on l’interviewe, c’est autre chose. Je ne pourrai pas lire ce livre de suite, j’ai une longue PAL à diminuer mais je pense que d’ici l’été, je me procurerai quelques romans français dont celui-là et je n’hésiterai pas à te citer dans mon article. Je te copie-colle mon avis sur Jubilations vers le ciel et un avis sur un autre livre de Yann Moix. Avec plaisir, à toi aussi! Bisous

        1. Oui, je m’en souviens. Mais j’ai une assez bonne mémoire – sélective, je m’en souviendrai. Quoi qu’il en soit, j’en suis ravie, et il me tarde 😉
          Merci pour les liens, je vais lire ça de suite.

      2. L’auteur Yann Moix a tenté en un volume de 300 pages de concentrer quasiment la vie entière de ses deux personnages principaux: Nestor et Hélène. Car en effet, à l’âge de douze ans, le premier tombe amoureuse de la seconde. Et c’est ainsi que ce dernier, qui se surnomme lui même Gant bleu va hanter la vie de sa bien aimée par sa présence furtive tout petit, il est d’ailleurs amusant de voir qu’au départ elle crie en le voyant dans son jardin. Plus âgé, l’ironie du sort lui fera retrouvé celle-ci alors qu’un de ses prétendants et elle l’atteignent en voiture alors qu’il est déguisé en Casimir. Alors là commence là une liaison passionnée dans tous les sens du terme qui occupent la vie de ces deux jeunes héros jusqu’à leur week end en château dans lequel leur histoire d’amour devient très sérieuse donc sentimentale, demandant à Hélène une grande implication émotionnelle. Effrayée par cette tournure des évènements , elle s’en va et va vivre sa vie en passant d’amants en amants sans en aimer aucun. Nestor, pendant cette période et jusqu’à la fin, l’observera de sa fénêtre, lui envoyant des signes un peu plus discret de sa présence (cartes postales, messages dans le ciel).
        Cette histoire raconte l’exaltation du personnage de Nestor, jeune passionné et brillant qui ne cesse d’idéaliser Hélène et de la placer sur un pied d’estale. Il ne peut vivre et l’aimer qu’intensément, passionnément.
        Quant à sa comparse, peut être effrayée et fascinée en même temps par cet encombrant amour, elle ne cessera de le fuir jusqu’à comprendre qu’il est l’image même de l’amour et d’une relation qu’elle a elle même toujours rêver d’avoir.
        Parallèlement à cette romance inachevée et périlleuse, parfois à sens unique, un autre élément est important : Nestor qui est, on le suppose issu de la personnalité de l’auteur. C’est au travers d’ailleurs de ce personnage que Yann Moix peut dresser une critique acerbe de la société qu’il a connu: des années 70-80 à nos jours. D’ailleurs, il est drôle de constater qu’il n’essaie pas plus d’inventer la société future que connaitront au cours de leur vie, ses personnages. Bref, ses critiques touchent autant les cadres, comptables que le milieu de la télévision et « du show business » ou encore les boîtes de nuit.
        Quant à l’écriture, en plus d’être acerbe, elle est assez poétique dans le sens où parmi chaque petit élément du quotidien qu’il s’agisse d’un acte ou d’un objet même abject, pourri, sale, il est capable de le rendre soit beau, en particulier pour ce qui est du monde de l’enfance qui est lui aussi très idéal, soit la poétisation est là pour démontrer un paradoxe entre le souci du joli mot, de la belle phrase pour une idée critique ou horrible. La pilule se retrouve dans ce cas passée mais avec un arrière goût amer dans la bouche.

        Pour finir, j’ajoute que le livre a eu le prix Goncourt du premier roman en 1996.
        A vous de juger alors, en tout cas en ce qui me concerne, je ne pourrai pas dire que c’est mon livre préféré ni que je ne l’ai pas apprécié. Je suis rentrée pour la première fois dans l’univers de cet écrivain que je ne connaissais que par les émissions de télévision et le film « Podium ».

  2. Yann Moix, inconnu, pourtant il passe sans cesse entre radios et télé en ce moment ! Je me demande ce que peut donner un point de vue masculin sur ce livre raconté du point de vue… masculin… Du coup, je tenterais bien en fait 🙂

    1. C’est le moins qu’on puisse dire, et ce sera pire dès septembre !
      Je dois t’avouer que ce serait une très belle idée si tu le lisais. Déjà pour qu’on puisse parler de cette fin, et ensuite – et peut-être le plus intéressant, ton point de vue en tant qu’homme, et là attend toi à ce qu’on en parle. aha.
      Direction la librairie, donc 😀

      1. Ouais, je vais aller en librairie, mais après encore faut-il que je le lise vite… 🙂 J’ai une liste longue comme les deux bras 🙂 Et je ne suis pas super prolifique sur mon blog en ce moment… Trop de vie sociale 🙂

  3. J’essaie toujours de dissocier l’auteur de l’homme, mais c’est vrai que c’est dur pour Yann Moix. Dès qu’on le loue, il y a toujours quelqu’un pour rappeler sa prétention etc. En même temps, on ne le dit pas, mais c’était pareil pour les auteurs classiques ( Zola, Hugo etc).Ils avaient la grosse tête, mais on leur pardonne, on dit que c’est normal car c’étaient des génies ! Alors que leurs contemporains multipliaient les caricatures sur eux. Je pense que dans 100 ou 200 ans, ce sera pareil pour Moix. On oubliera l’homme, on ne se souviendra que de l’auteur, et si jamais on rappelle qu’il avait une haute opinion de lui, on dira  »Oui, mais c’était un écrivain de talent qui a remporté tel ou tel prix, bla bla bla »

    Bref, on parle tellement de lui en ce moment, que j’aimerais bien tester par curiosité, mais franchement, ce roman ne me dit pas grand chose…

    Tu as tout à fait raison: l’amour est LE thème éternel. Je me faisais cette réflexion en écoutant des chansons : elles abordent toutes le même sujet, posent toutes les mêmes questions, mais n’apportent aucune solution, et pourtant, on ne s’en lasse (presque) pas.

    Belle chronique, très interessante et approfondie !
    Bon we 🙂

    1. Je suis totalement d’accord avec la première partie de ton commentaire. Ensuite, je comprends très bien que ce roman ne te tente pas, et je ne force à rien 🙂
      Merci du passage, en tout cas.
      Bon weekend. Bisous bisous

  4. Je ne connais de lui que ses apparitions télévisuelles et je me souviens de certaines polémiques autour de sa personne, excessivement égocentrique, condamné à plusieurs reprises pour ses propos. Un être donc très ambivalent. J’avoue que je n’ai pas du tout envie de le lire et j’ai tellement d’autres lectures qui m’attendent ! Il est reconnu comme un grand écrivain et je n’en doute pas. Mais je préfère passer mon chemin… En tout cas, tu continues de m’impressionner avec tes choix de lecture 😉

    Bon week-end

    1. Je comprends tout à fait que tu privilégies certaines autres lectures 🙂
      Par contre, je ne vois pas en quoi mes lectures peuvent impressionner aha.
      Je te souhaite un merveilleux week-end, également.
      Des bisous.

  5. J’avais pu voir le passage de l’auteur il y a quelques semaines dans une émission. Et c’est vrai qu’il m’avait paru… particulier. ^^ Par contre bizarrement j’ai très envie d’ouvrir un de ses livres. Donc un jour et bien pourquoi pas!

    1. Alors, je n’ai lu que celui-ci de Yann Moix, ce qui fait un peu léger pour comparer (alors que j’ai tout lu – ou presque, de Beigbeder), et je dois t’avouer ne pas y avoir songer une seule seconde, à cette ressemblance (vis à vis de cette lecture, du coup). Je n’ai jamais vraiment trouvé Beigbeder égocentrique – même si, oui, très présent dans les média. Quant à la manière d’écrire, je n’ai pas trouvé qu’on pouvait réellement les comparer. Après, peut-être… mais ça ne m’a pas frappé :/

  6. Mais comment se fait-il que je n’ai jamais lu ta chronique ?? J’étais en plein mémoire il me semble… Crois moi ou non mais je ne connaissais absolument pas cet auteur. Pour ce qui est de la rencontre dans le bus, on est pareilles <3
    Sinon, j'ai hâte de le lire, parce que tu me rends vraiment curieuse, là !! Quelle bonne idée tu as eue en tout cas 😉 Encore merci !

    1. Oui, il y a surement une très bonne raison derrière cela, puisque tu ne loupes pas grand chose ici (merci, merci♥) Tu sais, avant ce livre on était deux – enfin je ne l’avais jamais lu non plus. Depuis, je suis un peu plus curieuse…
      Ca me rassure, mais depuis la chronique, ce n’est toujours pas arrivé !!! 🙁 L’espoir fait vivre (pour rester dans le thème de la citation!) 😀

  7. Et encore une fois une merveille de chronique ! Tu m’intrigues vraiment. C’est décidé, je le commande à ma bibli dès mes exams passés !
    Je rêve de la même chose que toi en amour. Cette rencontre, ce hasard. Mais disons que je commence à me demander de plus en plus à quoi ça mène.. Bref, Iris réfléchis et ça fait mal 😮
    A très vite ! Je t’en donnerai des nouvelles 🙂

    1. T’es trop mignonne. Après c’est vrai, commence par celui-ci plus que l’autre. Sincèrement.
      Elo, fait comme Iris, elle réfléchit beaucoup et n’avance pas des masses… Solidaire, l’amie, solidaire !

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