Tu me trouveras au bout du monde ; Nicolas Barreau

Nicolas Barreau_______________________________

Tu me trouveras au bout du monde

Nicolas Barreau

Héloïse d’Ormesson

Roman

222 pages

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D’aucuns prétendent que des signes annoncent toujours les bouleversements d’une vie. Qu’il suffit d’ouvrir les yeux.

« Lorsque Jean-Luc Champollion, jeune galeriste de talent et don Juan à ses heures, reçoit la lettre d’une énigmatique correspondante, ce ne sont que les prémices d’un irrésistible jeu de piste amoureux. Que désire cette femme qui distille savamment les indices et tarde à se dévoiler? Comment la convaincre de tomber le masque? Jean-Luc devra-t-il aller jusqu’au bout du monde pour la tenir enfin dans ses bras?« 

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Mon avis

Challenge 2015 ; Avril : « Et si on lisait une romance pour l’arrivée du printemps ? »

Il y a un mois, je lisais « Sourire des femmes« , de Nicolas Barreau, et voilà que je réitère avec ce nouveau roman qui offre – d’après la couverture : « L’amour entre les lignes »- , une jolie comédie romantique. Je ne suis pas hors-sujet !!!
Restons sur la couverture, et parlons-en : exactement les mêmes codes : une fille en rouge, de l’herbe, la tour Eiffel. On suppose bel et bien retrouver ce qui a fait l’élégance et la fraîcheur du Sourire des femmes... 

J’ai un amour profond pour les lettres, et les romans épistolaires ont un charme considérable pour moi. Alors, de savoir que l’intrigue de ce livre venait d’une lettre signée « Principessa », mon cœur avait déjà chaviré.
Jean-Luc est un jeune galeriste passionné – un peu caricatural avec son foulard en soie -, qui remonte le moral de ses artistes favoris, un peu séducteur ou un peu charmeur, habitant le quartier merveilleux de Saint-Germain-des-prés, à Paris. Il côtoie des intellectuels, vivant eux aussi dans ce quartier ou sans oublier Neuilly; rien ne nous est épargné. Si on passe outre ces quelques clichés, on se laisse entraîner dans cette courte lecture; marchant avec lui dans les rues de la capitale, en bord de Seine, comme ce fut déjà le cas avec le sourire des femmes..
Un matin, après une nuit mouvementée et courte, Jean-Luc trouve dans sa boite à lettre, une charmante enveloppe bleue, avec, à l’intérieur, une missive énigmatique. Lui qui avait juré, quelques années avant, suite à une déception amoureuse adolescente, de ne plus jamais écrire de lettre d’amour, brisera cette promesse et chamboulera sa vie en y répondant avec autant de passion qu’il l’aura lu. Ce jeune galeriste se transformera doucement en un Hercule Poirot parisien.

Arrive la première déception: cette lettre qui se veut inspirée de la littérature du dix-huitième siècle, est à mon sens – et non pas que je sois une experte-, ratée. Lettre d’amour? Lettre d’une femme folle amoureuse de cet homme? Oui, il parait, mais je l’ai trouvé très peu profonde, très peu poétique, très peu douce, un peu snob, voire un peu pompeuse…  mais elle n’est pas censée me plaire à moi, mais plus au personnage. BREF. 

« J’aspire à devenir l’homme le plus heureux que Paris, non, que le monde ait jamais vu! Las, le bonheur ne se nourrit pas que de paroles, il lui faut également des actes, des actes que je demande qu’à accomplir, si seulement vous me le permettiez. »
p.84

Je ne vais pas cracher dans le bouillon, Nicolas Barreau nous offre une nouvelle comédie romantique réussie; malgré quelques facilités ici et là. Tout ce qu’on attend y est, et on passe un agréable moment, c’est indéniable. L’auteur a toujours cette écriture délicate, imaginative, et efficace qu’on a pu découvrir dans son précédent roman. Les personnages qui entourent notre héros sont attachants, souvent drôles, voire percutants, par contre, impossible pour moi de m’attacher ou m’intéresser à ce personnage féminin – celle qui écrit ces fameuses lettres.
Nicolas Barreau à travers ses histoires tente aussi de nous ouvrir les yeux; en l’occurrence pour celui-ci, littéralement et métaphoriquement. Il nous rappelle qu’il pourrait être préférable de regarder autour de soi et enfin ouvrir les yeux sur ceux qui nous entourent, accompagnent; ceux qui font nos vies (quoi). Et peut-être, en y réfléchissant bien, se rendre enfin compte que l’amour est là sous nos yeux… à moins, qu’il faille une fameuse lettre pour nous rappeler au cœur ce que nos pupilles ne voient pas, l’existence de celui ou celle qui, bien qu’à côté de nous, nous ne voyons pas. (suis-je claire? cette phrase n’en finissait plus)

En conclusion, si vous aimez les comédies romantiques, et les livres assez courts, je ne peux que vous conseiller ce nouveau Nicolas Barreau. Et quoi de mieux que la délicatesse d’une romance pour bien entamer ce printemps ? 

Ps : comment notre personnage Jean-Luc, galeriste, a-t-il osé appeler son chien Cézanne??? sincèrement??? Ce n’est pas comme si j’avais appelé mon chat Gouache….. ah bah si, en fait :/

13.5/20

Livre Avril Challenge 2015

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    1. Le roman n’est pas « épistolaire » dans sa globalité; il est question de lettres – mails, mais ça reste un schéma narratif – basique.
      Si tu le lis, je te souhaite d’avance une jolie lecture :), et espère que tu m’en donneras quelques nouvelles 🙂

  1. J’aime beaucoup le nom Gouache <3

    Ta chronique est juste car tu sais mettre en avant le positif mais aussi "pointer" du doigt les quelques défauts, moi j'ai souvent tendance à être trop dure envers les auteurs (je pense à un billet que je vais bientôt publier). J'adore le "je ne vais pas cracher dans le bouillon" (chez moi c'est dans la soupe!)

    1. J’ai une passion pour remixer toutes les expressions… au grand dam de certaines personnes (tu t’y habitueras en venant par ici) 😀

      Tu trouves? J’ai parfois l’impression d’être toujours dans le négatif, et pourtant, je fais de mon mieux pour être la plus juste possible.

      Je vais bientôt voir cet article alors.

      Merci du passage 🙂

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