Le coeur entre les pages ; Shelly King.

Le coeur entre les pages

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 Le coeur entre les pages

Shelly King

Préludes

Roman

374 pages

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« Maggie, 34 ans, vient d’être licenciée de la start-up branchée à la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie des livres d’occasion? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L’Amant de Lady Chatterley.
Dans l’édition ancienne qu’elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse…
Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages. »

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Mon avis

J‘ai été influencé par plusieurs choses : d’abord, la quatrième qui parlait, entre autres, de correspondance, ensuite, la couverture en elle-même ; des livres, un petit chat, et pour finir, certaines chroniques positives sur la blogo. Je vais franche, rentrer dans cette histoire m’a été compliquée, en effet, je traînais des pieds.. ou des yeux ou de la main, pour lire et tourner ces pages – les 80 premières. Je n’arrivais pas à rentrer dedans! Pour moi, ces pages qui abordent sa vie : la mise en place du personnage, d’où elle vient, ce qu’elle fait, où elle en est, j’ai trouvé ça long : l’univers de la start-up ne m’intéresse pas beaucoup – mais là, ça m’est totalement propre. Une fois ces pages passées et l’intrigue lancée, je me suis laissée emporter, et j’ai enfin terminé ce livre (vous vous en doutez) . Alors, qu’en dire? 

Nous nous retrouvons à San-Francisco, où Maggie – suite à son licenciement, décide de passer la majeure partie de son temps au Dragonfly pour lire des Romances, plutôt que de chercher du travail. Dizzy – son meilleur ami, va lui proposer de participer à un club de lecture, pour la motiver un peu. Le thème? L’amant de Lady Chatterley.  Hugo, propriétaire du Dragonfly (librairie d’occasion) va lui donner une édition qui regorge de mystère. En effet, à l’intérieur de cet ouvrage se cache une correspondance passionnée entre un certain Henry, et une certaine Catherine.

Alors oui, il y a de très bonnes choses dans ce roman, déjà, l’écriture, qui est à la fois rythmée et riche. Ensuite, l’univers qui est très intéressant : découvrir les dessous d’une librairie d’occasion, toutes ces questions qui naissent sur les livres qui ont déjà vécu et qui ne demandent qu’à revivre – ça donne presque envie de ne plus faire d’achats neufs, même si, soyons lucides, ça reste assez compliqué. Puis, il y a cette mystérieuse correspondance entre Henry et Catherine, qui reste le fil conducteur – et principale interrogation de ce roman. L’amour, l’amitié, les passions, et le travail; c’est un roman très contemporain qui aborde la plupart des sujets essentiels – ayant, donc, de très bons ingrédients pour en faire un livre merveilleux. Sujets essentiels oui, mais je suis totalement passée à côté, enfin totalement non, mais presque. La profondeur par la legerté, c’est possible, mais avec ce livre là aucune question n’est arrivée jusqu’à moi. De plus, je ne me suis attachée à aucun personnage : Maggie me laissait totalement perplexe. Seul, Hugo m’a intéressé, par son côté un peu ours et philosophe, puis Jason, avec qui il y avait une réelle évolution –  son côté geek, et bourru me faisait sourire. C’est vrai, aussi, que je n’ai pas lu le livre d’une seule traite, et jamais je me suis dit « Tiens, j’ai hâte de lire la suite… » ce qui n’est pas bon signe dans mes lectures. Comme dans tout, j’aime que les livres me passionnent. Seule la fin m’a plu, puisque le rythme et les péripéties y étaient plus intense. 

« Ce sont nos imperfections qui nous rendent plus dignes d’amour »
Henry 
p.249

Cette chronique n’est pas très élogieuse, comme ça, mais ne vous y méprenez pas, ce n’est pas un mauvais livre – loin de là, et je suis certaine que si vous aimez l’univers des librairies, il vous plaira, puisque cette partie est très travaillée. Puis, ce n’est pas parce que moi je suis passée à côté que ce sera le cas pour vous. D’autant plus, qu’il y a de nombreux avis positifs sur la blogo. C’est un roman mignon. Une jolie histoire, à laquelle il faut laisser une chance. Il n’aura juste pas réussi à me transporter, me faire réfléchir, ou me toucher, comme je l’aurais aimé ou espéré. 

L’avis positif de Glazmag

13/20

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  1. Moi qui avais hâte de découvrir ce livre (qui devrait arriver dans ma boîte aux lettres dans pas longtemps) ton avis me refroidit un peu; mais je me ferais mon propre avis! La start-up j’ai donné, alors à voir 😉 bisous

    1. Oui oui, ne te fie pas à mon avis. Tu connais la magie de la littérature.. et tu l’aimeras peut-être beaucoup, ce que je souhaite évidemment !! 🙂
      Je te souhaite par avance (quand il sera dans ta boite aux lettres) une jolie lecture.
      Des bisous.

  2. L’histoire de ce livre a l’air plutôt intéressante et si je peux, je le lirai.
    Mais ce n’est pas ma priorité. Je trouve ça bien d’avoir des avis divergents sur des livres bien critiqués :). Bisous à toi!

    1. Oui, puis en un sens, c’est tant mieux. Ca prouve que nous n’avons pas tous les goûts, les mêmes attentes, ou ne sommes pas tous touchés par les mêmes choses 🙂 Puis ça permet des débats et un peu de passion.
      Quoi qu’il en soit, si tu le lis, je lirai évidemment avec plaisir ton avis 🙂
      Des bisous .

  3. J’attendais la sortie de ce livre avec impatience et je me suis dépêchée de l’acheter (même si je ne l’ai pas encore lu). Je suis ravie de lire ton avis plutôt mitigé-bon sur ce livre et pour le coup, je suis intriguée de voir ce que je vais en penser. 🙂

  4. Dommage qu’il ne t’ait pas plus plu que ça. J’adore la couverture de ce beau roman, et je pense que je me laisserai tenter pour me faire mon propre avis !! J’aime bien le format de Préludes, en plus 😉

  5. Je cours un peu ces temps-ci (mais à partir de mercredi prochain, je souffle!)
    J’aime bien ton billet car il me rappelle le mien sur certains livres qui ont obtenu tant de critiques positives, qu’une version mitigée peut forcément faire son effet (je me rappelle d’une certaine affaire avec un certain Québert..) ou Le complexe d’Eden Bellwether …
    Ce livre a l’air sympathique mais ne fallait-il pas partir de ce principe et ne pas en attendre plus ? J’ai souvent du mal à rentrer dans les romans, alors merci de le dire aussi ! Parfois les cent premières pages (ou la moitié) sont très difficiles puis la magie opère…
    et aussi mauvais signe quand tu n’as pas hâte de replonger dedans 😉

    Moi aussi j’ai vu quelques changements par ici….

    1. J’adore la parenthèse avec un certain Québert… Je vois très bien 🙂
      Si, je pense qu’il faut partir de ce principe là, mais c’est vrai qu’il est assez difficile de ne pas faire « grimper les attentes » (je ne sais pas si ça se dit, mais on va faire comme si..) , quand les avis sont tous aussi élogieux les uns que les autres. Enfin après, c’est le risque de la lecture/littérature. Nous sommes tous différents, avons des exigences parfois différentes, etc..
      Merci de confirmer pour les cent premières pages, ça m’arrive assez souvent, même si, à la fin, je suis ravie de ma lecture !
      Cours bien, puis vivement mercredi alors 😉
      Bisous bisous

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