La Poésie, les amis ; Guillaume Apollinaire

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Guillaume Apollinaire – Alcools
Poèmes –  Gallimard
142 pages

___________Avant-Propos
_____________Absente, moi? Pas du tout…

___________ _ Revenir avec un article poésie, la facilité? Je l’admets.
_____________Je lis. Je lis mais je ne chronique pas, pour diverses raisons, mais ça va revenir. C’est promis.
_____________Aujourd’hui nous parlons Apollinaire. Inculte que je suis, je ne l’avais jusque là jamais lu, et cet article sera une jolie preuve à cet article-ci. (vous allez comprendre)

« Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine »

_____________Alcools fait partie de mes achats Occasions, et, absolument superficielle que je suis, je dois admettre qu’avoir trouvé de la Poésie en grand format, c’est quand même super cool. (Tu fais un article Poésie, et tu dis super cool?) Alors, comme toujours, j’ai laissé le temps et les pages défiler. J’ai imbibé ces poèmes à mon rythme. Mais à mon grand désespoir, je suis passée à moitié à côté !
Oui, il  y a des vers que j’aime. L’automne, Paris, l’Ivresse, la Poésie. Il y a des poèmes entiers qui me plaisent, qui me touchent, qui me parlent, mais l’autre moitié…. rien, pas un zeste d’émotion.
Nous le disions dans l’article « La Poésie pour qui, comment, et pourquoi »; parfois ça fonctionne, parfois ça ne fonctionne pas. Peut-être ne suis-je pas faite pour Apollinaire. Peut-être même ne suis-je pas assez grande pour Apollinaire. Peut-être que le surréalisme en est la cause. Je ne sais pas. Peut-être.
Oui, j’aime le fait qu’il modernise; oubliant toute formalité de ponctuation et se laissant guider uniquement par la musicalité des mots, oui mais…. mais !
J’en suis sortie un peu perdue. J’en suis sortie avec autant de mystère. Voilà ce que restera cette lecture pour moi, un mystère dans le vent nocturne. Et parce que je suis un triste mouton de Panurge, je suis tombée en amour, ou retombée en amour, avec Le pont Mirabeau. Comme je quitte une chronique qu’avec du positif, je vous laisse avec cette merveille. 

« Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure »

_____________ À Apollinaire, je lui dis : « Rendez-vous dans quelques mois, ou années, je ne sais pas ». Et vous, finalement, j’ai décidé de vous laisser avec cet extrait ci :

_____________« Et la nuit de septembre s’achevait lentement
_____________Les cheveux rouges des points s’éteignaient dans la Seine
_____________Les étoiles mourraient le jour naissait à peine »

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  1. Apollinaire est un de mes poètes préférés ! Après je comprends que tu aies du mal, je suis encore hermétique à certains poèmes…
    Je pense que j’y étais d’autant plus sensible que je voyais les endroits parisiens auxquels il faisait référence… J’habitais à dix minutes du Pont Mirabeau, donc rien que ça, ça fait rêver !
    Mon préféré est Zone je crois, celui qui ouvre le recueil… En tout cas tu m’as donné envie de m’y remettre !

  2. Oui et non ! facilité pas évidente que ça puisqu’apparemment tu as du mal avec ce poète ! Ma sœur l’avait lu adolescente et l’avait adoré ! Mais oui, les poème se lisent et nous parlent différemment selon l’époque, notre âge, notre expérience .. En attendant le pont Mirabeau, quelle beauté !

    Sinon, oui trop hâte de te lire
    j’ai pensé fort à toi en regardant la LGL avec Mathias Malzieu 😉

    1. Effectivement, je suis passée à côté de certains Poèmes de ce recueil-ci.
      Je crois que ce pont Mirabeau fait l’unanimité.
      Aha, j’ai regardé le replay cet aprem’ justement. Il y avait une très belle programmation.

  3. Tu n’avais jamais lu Apollinaire ? Je suis surprise 🙂 Et j’adore le Pont Mirabeau <3 La poésie est parfois un mystère pour moi, mais j'aime tellement la résonance des vers que je me fiche de ne pas comprendre au fond… j'espère que tu n'es pas déçue de cette lecture à cause de ton sentiment ! Bisous copinette

    1. Non jamais, tu sais, j’ai beaucoup de lacune en poésie. On dirait que le Pont Mirabeau fait l’unanimité ! Je ne suis pas déçue, non, parce que je sais que c’est changeant et aléatoire. Il m’a fallu du temps pour apprécier certaines œuvres, et il en va de même avec certains poèmes.
      Plein de bisous ma jolie.

  4. Oui, merveille que la poésie que l’on oublie trop souvent, car trop exigeante sans doute. J’ai eu l’occasion de relire Apollinaire il y a peu, parce que mon fils lisait certains poèmes d’Alcools à l’école. Et je me suis dit qu’il fallait que j’y revienne plus souvent…

  5. Le pont Mirabeau quelle merveille ! Apollinaire est un de mes poètes favoris.
    Je te rejoins sur l’idée que la poésie peut parfois moins toucher même si la musicalité est présente, si les mots sont, on le ressent, choisis avec beaucoup d’amour et de précisions. Mais voilà il y en a certains qui nous touchent moins et qui toucheront d’autres personnes et c’est ça aussi la beauté de la poésie.

    1. Je suis entièrement d’accord avec toi. Et je suis persuadée qu’il faut y retourner quelques temps après (qu’importe le temps), je suis certaine qu’un poème qui ne nous touche pas à 20 – 30 ans, peut nous toucher 10 ans plus tard.
      C’est la beauté de la littérature ou des mots !

  6. ‘Le pont Mirabeau’ est sûrement le seul poème d’Apollinaire que je connais et je m’incline, il est superbe. Néanmoins, ce n’est pas dit que je puisse me plonger dans un recueil. ll est rare que la poésie retienne mon attention ; mais les rares fois où elle y parvient, je trouve ça magique. Quoi qu’il en soit, c’est un très bel article que tu signes! Un plaisir de te lire…

    1. Tu devrais essayer d’en picorer un, ici ou là. Surtout si tu aimes ce Pont Mirabeau. D’autres pourront te plaire, d’Apollinaire ou bien d’autres encore.
      Merci d’être passée par ici.

  7. Coucou 🙂
    Il faudrait que je m’y mette une fois ! (Oui, on sent le Belge une fois ^^)… Mais je n’en ai jamais le courage. C’est à chaque fois que je lis un de tes article que je me dis « Allez Ludo ! Fais l’effort : »
    Des bisous 😉

    1. Hello. Aha, j’aime bien ce côté belge qui ressort (on vous aime ! ♥)
      Ensuite, il ne faut pas que la poésie soit un ‘effort’ ou ‘une obligation’, tu en liras quand ça te fera envie, puis c’est tout 🙂
      Des bisous

  8. Alors Apollinaire, je connais plusieurs de ses poèmes grâce aux cours, notamment ses Calligrammes, mais moi non plus je n’ ai jamais un de ses recueils en entier. J’ai téléchargé quelques-un de ses  »Poèmes à Lou » sur ma tablette ( une première pour moi, je teste le livre audio et quoi de mieux pour commencer que de la poésie ?! Cela faisait longtemps que je connaissais le site qui proposait le service mais je n’ai jamais franchi le pas ) Bref; j’ai hâte de m’y mettre !
    Enfin, je comprends totalement ton ressenti car c’est en train de m’arriver avec Verlaine. Je lis Les Poèmes Saturniens et : rien. Rien ne me transporte, ne me fait pleurer, ne m’émeut, me révolte. Je reconnais que sa poésie est originale, que certains vers sont sublimes, que Verlaine a un rythme bien particulier mais ça s’arrête là.
    Pour l’instant je suis déçue et ai du mal à m’y remettre. Bon, après j’avoue que je ne me remets pas vraiment de Musset et qu’à côté de lui, tout le parait un peu fade…
    En tout cas j’espère que tu feras d’autres découvertes poétiques 🙂

    1. J’ai justement acheté ces « Poèmes à Lou », pour ne pas rester sur la note des « Alcools », Arthur Yasmine m’a donné un extrait qui m’a donné beaucoup envie de m’y plonger. J’espère que je serai plus… « charmée »? Quel terme choisir, c’est compliqué !
      Tu me diras ce que tu as pensé des livres audio, j’ose pas sauter le pas…
      C’est rigolo ce que tu dis sur Verlaine, parce que j’ai lu ces Poèmes Saturniens il y a peu, et comme toi, il ne s’est rien passé. Pas la moindre émotion, même si je salue le talent, et même s’il y en a un ou deux qui sortent du lot.
      Holalala, il faut vraiment que je mette à Musset ! Personnellement, nul n’égal mon cher Baudelaire ! Poésitiquement parlant (je dis comme je veux) .
      Mais nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles découvertes ! (Je nous le souhaite)

  9. C’est vrai qu’Apollinaire c’est parfois un peu particulier ! Je suis comme toi, j’aime certains poèmes d’Alcool et je suis resté assez sceptique sur le reste ! Je te conseille les Poèmes à Lou, ils ont une sensibilité différente qui te plaira peut-être plus !

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