Joyeux Bordel de tout et rien ; Si

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« Si… »


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Si, si j’avais fait en sorte d’écouter aussi ; seuls le violon ou la voix pouvaient le rencontrer. C’était utopique de penser qu’un piano pouvait s’accorder aux percussions. Fantaisiste et fantasmé, ça ne veut rien dire. Rien. L’illusion. Cette symbiose et cette partition incomplètes, inachevées, avortées à des passions éphémères, survoltées mais simulées. Berlioz. Chopin. Qu’importe. Si j’avais su. Tu t’en doutais, je m’en souviens.
Même si
 le soleil s’incline face à ces gouttes de pluie. Parce que cette littérature qu’on se racontait… et puisque tes yeux ne seront plus que des murmures silencieux et perdus, sur cette page presque blanche ou jaunie. Jaunie par la fiction, la vanité, ou peut-être juste par la nuit. Si seule l’averse apaise et effacera l’amertume, tu me diras que c’est celle d’un temps à l’imparfait qui ne se conjuguera plus, mais qui cessera. Ce sera au nom d’un simple accord complexe, contradictoire, et une histoire approximative. Mais l’espoir s’anéantira. Parce que c’est de ma faute mais un peu de la tienne, encore vive. Si seuls le vent, glacial, et cette fumée bleue ne restent. Parce qu’ils adoucissent. S’ils adoucissent ; le pouvoir des mots, des non-dits, des pourquoi. Dis-moi la vérité, jure l’authenticité. Des rimes faciles, je l’admets, mais brisées, tu me connais, ou connaissais. Ces silences sur la braise, ces chuchotements face au malaise, sans fin de poème. Juste ressentiment ni je t’aime mais je te hais. Après tout, ils me l’avaient dit : « c’est mieux ainsi, c’est mieux ainsi ». Si l’aperception ne composent plus malgré l’intensité. L’intensité de ce que nous aurions pu être, mais de ce que nous serons jamais, ou ce printemps qui n’éclora jamais de l’été, où nous étions le temps. La saison scellée par ces rimes toujours, au nom d’un passé musical et poétique, si décevant, ou navrant. Si seulement. Puisque la note Si, si Égo-ïste, je n’ai jamais su la jouer ou l’interpréter, tu t’en doutes. Parce que j’aurais fait mieux. J’aurais mieux fait d’écrire. Alors, navigant, coûte que coûte, j’ouvre mon parapluie pour me protéger du mieux possible de ces larmes du ciel, qui, depuis hier déluge sur mes pages artificiels.

 Alors, quelques Si, gribouillés ou dessinés, au nom d’une musique qu’on n’a pas su écrire. Hélas, non, pas su écrire.

2016-04-27 14.23.05

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  1. Des textes toujours très poétiques et très intenses :).
    Je te souhaite un excellent week-end et je vais choisir le livre dimanche pour notre lecture commune.
    Gros bisous!

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